Moods of Bangkok

Je ne sais pas si l’hypersensibilité y est pour quelque chose, mais j’aime à croire que oui. Chez moi en tout cas, les sens – l’odorat, l’ouïe, la vue, le toucher – sont particulièrement importants dans ma vie. Par exemple, il me suffit d’une chanson ou d’une odeur pour me replonger des années en arrière. C’est comme ça que ce matin, en écoutant Jubel, de Kiglande, je me suis retrouvée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il y a sept ans, à Bangkok. La ville qui m’a marquée et me marquera certainement toujours. J’arrivais, en janvier 2014, avec mon sac à dos Quechua de 50 L au milieu de cette ville bruyante, polluée, mais exaltante. Tellement vivante. A gauche, à droite, partout il y avait des choses à regarder, des scènes de vie qui interpellaient encore la jeune occidentale que j’étais. Mais à peine arrivée dans ce pays, dans cette capitale, tous les souvenirs de la petite fille de 6 ans qui voyageait pour la première fois, dans ce même pays, sont revenus. L’odeur des fleurs de frangipanier, celle des saucisses en forme de tulipe, grillées à manger sur le pouce, celle des égouts et des flaques d’eau stagnante. Mais aussi les bruits, du chant des oiseaux aux concertos de klaxons, en passant par la mélodie de cette langue inconnue. Puis, la moiteur, l’humidité qui colle à la peau. Et ce mélange de modernité et de tradition, qui donnent un paysage unique, où les grattes ciel tutoient les temples anciens et leurs bouddhas dorés, sans jamais que l’un ne s’impose à l’autre. Où les cadres en costume viennent faire leurs prières pendant leur pause déjeuner, les deux mains jointes et les genoux aux sol. Où les moines prennent le métro aux côtés des jeunes écolières en uniforme absorbées par leur smartphone customisé de paillettes. 

C’est tout ça qui m’avait marqué à l’époque, lorsque je voyageais avec mes parents à l’étranger pour la première fois. Et qui m’avait donné envie d’y retourner, presque 20 ans après. Qui aujourd’hui, m’anime et m’habite toujours autant. Heureusement, il y a eu un voyage il y a trois ans, ou plutôt, un pèlerinage, sur ces terres thaïlandaises, qui m’ont permis de reprendre une bouffée d’air. Bientôt, on y retournera, évidemment, et je retrouverai ces odeurs, ces couleurs et ces saveurs si typiques de ce pays.  

Le Wat Arun, ou temple de l’Aube, mon préféré de la capitale

Un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s